Table ronde sur les Monnaies Numériques de Banque Centrale

Lundi 30 Novembre 2020, avait lieu -en visioconférence, confinement oblige- la table ronde du Cercle du Coin (association francophone autour des cryptomonnaies) sur le sujet des MNBC (Monnaies Numériques de Banque Centrale). 

Claire Balva, CEO de Blockchain Partner, y intervenait avec notamment Pierre Person (député LREM), Joëlle Toledano (autrice du rapport « Blockchain » de France Stratégie), Christian Pfister (chargé de mission « MNBC » à la Banque de France), Jérôme de Tychey (Ledger), et Jean-Samuel Lécrivain (Catenae).

Extraits :

« La BCE saisit bien les enjeux d’un euro numérique (cash numérique et nécessité de confidentialité, une option de politique monétaire, gains de productivité dans un monde numérique, etc.), ce qui est une bonne chose. Mais elle reste timide dans ses recommandations. Par exemple, elle n’imagine pas que l’euro puisse être distribué autrement que par des banques ou des institutions financières, et ne conçois qu’avec des pincettes une architecture décentralisée pour son émission ; elle manque donc certains aspects du respect de la vie privée et de l’euro programmable. Typiquement, pour la BCE, utiliser une blockchain pour l’émission d’un euro numérique n’est qu’une possibilité parmi d’autres, et c’est la moins probable selon le rapport (à cause de défis en ce qui concerne le KYC / AML). Donc on parle d’un euro numérique, mais à l’infrastructure centralisée : ce ne sera pas un cash numérique, et on s’éloigne de l’idée d’un euro programmable, ce qui est dommage »

« La principale raison pour laquelle on parle peu de ces choix technologiques pourtant importants, c’est qu’en dehors de la communauté de spécialistes, la plupart des gens comprennent malheureusement que peu de choses aux distinctions techniques, et aux idéologies qu’il y a derriere. A mon sens, il y a un grand enjeu : ne pas reproduire le meme scénario qu’avec le minitel. C’est à dire éviter de créer quelque chose « à nous », quelque chose de privé, pour que finalement dans 15 ans, tout soit sur un protocole public – Ethereum ou un autre – . Je pense que ce serait la hantise de tout le monde : si on fait ça, on reprendra 15 ans de retard par rapport à ces technologies et par rapport à notre souveraineté monétaire. »

Visionner la table ronde :

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